Éditorial
Bâtie sur de la craie, du sable et de l'eau, Lille s'est épanouie grâce
à un dense réseau de canaux aujourd'hui rebouchés ou transformés en égouts. D'anciens
entrepôts sont maintenant des caves.
Le sud de la ville est, lui,
construit sur d'anciennes carrières exploitées pour fournir
la pierre nécessaire à l'édification des bâtiments.
Ces carrières ont souvent servi
de refuges dans les périodes troublées et certaines sont
encore utilisées pour la culture de Barbes de Capucins, une
variété d'endive.
Beaucoup de ces cavités,
jalonnant le sous-sol lillois, sont maintenant des lieux de vie.
Et la colonisation des dessous
de Lille continue : eau, gaz,
électricité, égouts (et rats !), mais aussi parking, boulangerie, club de sport, métro ou lieux de spectacle...
La liste est longue, alors
laissez-vous guider par les étudiants de la 75ème promotion de
l'École de journalisme de Lille pour une surprenante "plongée" sous les pavés
de la capitale du Nord.
|
 |
 |
 |
« Tant qu'il n'y aura pas de
catastrophe... »Lille-Sud
vit sur un gruyère. Pourtant, c'est le quartier le plus peuplé de la métropole. Des
années 50 aux années 70, pas moins de 3500 logements ont été construits sur des
secteurs à risque : les anciennes carrières. Faute d'informations, peu de
précaution ont été prises.
Par Gwenaëlle Guerlavais
Insolite
De l'eau dans sa cave... et aussi un trésor
En menant des travaux dans son
sous-sol, Michel Colas, un commerçant du Vieux-Lille, est allé de surprises en
surprises.
Par Antoine Heulard
Citadins particuliers, les rats ont des
occupations
utiles à la vie de la cité
Mon voisin, le rat
Peur ou répugnance. Voilà ce qu'inspirent
les habitants les plus nombreux des égouts : les rats. Mais les représentations
populaires et les rumeurs qui courent sur le rat d'égouts sont largement erronées.
Par Stéphanie Lemaire |