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EN CE TEMPS-LÀ, FACHES-THUMESNIL

Association Culturelle et Historique de Faches-Thumesnil.
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LES CLOCHES DE FACHES-THUMESNIL

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À Faches-Thumesnil, Marguerite-Marie et sa petite sœur font battre le Sacré-Cœur

Jusqu’au début des années 1800, l’église de Faches regroupait les fidèles des hameaux alentours. Mais la population de Thumesnil ayant augmenté, la construction d’une nouvelle église devint rapidement une évidence. La première pierre du Sacré-Cœur fut posée en novembre 1849. Mais ce n’est que bien plus tard, après 1890, qu’on y ajouta un clocher et une cloche, dont il est difficile de parler, faute de documents d’époque. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que les Allemands l’enlevèrent pendant la Première Guerre mondiale. Au grand soulagement des riverains, peut-être, qui devaient par exemple supporter le tintement du glas jusqu’à 22h40 les jours de Toussaint !

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Le 8 août 1920, le clocher retrouva de la voix avec l’arrivée de Marguerite-Marie-Jeanne-Albertine, une cloche de 617 kilos bénie par le vicaire général Lecomte en présence du parrain, Albert Rouzé et de la marraine, Mme Chrales Wattrelot. Douze ans plus tard, une deuxième cloche fut installée. Plus modeste (190 kg), elle eut l’honneur d’être bénie par le cardinal Liénard en personne.

Depuis, les deux demoiselles rythment la vie de la paroisse en respectant le règlement pour la sonnerie des cloches édité en 1843 par l’archevêché de Cambrai : elles ne peuvent sonner que l’angélus, les processions d’usage, les messes hautes et basses en semaine, les prières publiques, les baptêmes, les décès et obsèques, le tout à des heures bien précises : entre 4h et 21h de Pâques au 1er octobre, de 5h à 20h du 1er octobre à Pâques. Elles peuvent aussi saluer le passage d’un archevêque, les vistes solennelles. Et à l’époque, les cloches, à la vocation si chaste, signalaient, le dimanche soir et les jours de fête, l’heure de clôture des cabarets.